Chaque jour, et de plus en plus, je me demande comment font les gens pour s'en sortir, si t'es pas rentier ou fortuné. Quelles est la recette miracle ? Quel est le chemin à suivre ? Faut-il tomber sur une riche héritière ? Faut-il être malhonnête ? Je suis surpris qu'il n'y ait pas plus de monde qui pétent les plombs. Ils doivent avoir peur et se taisent pour subir en silence… Ah! la communication dans ce monde… C'est de mieux en mieux, ou de pire en pire. Hier j'ai bien dû appeler huit fois mes enfants sans obtenir de réponses, avant-hier soir trois fois le même pote (pote est une définition bien relative…) et rien. Il y en a certain que je vais rayer définitivement de mon répertoire. Ils le méritent. Pas assez de couilles, pas assez de sympathie, pas assez de courage, pas assez d'humilité, pas assez de fidélité…
Je suis entrain de finir un roman de Andrzej Zulawski, L'Infidélité, et là -dessus j'en connais un rayon. Pour en avoir fait les frais mais aussi pour l'avoir vécue. Cela me donne envie d'écrire et d'en dénoncer les rouages, non pas ceux du bouquin mais ceux de mes propres expériences face aux femmes, aux amis et à la vie en générale. Il n'y a qu'un pas à franchir pour en arriver là mais c'est justement ce pas, que l'on tente toujours de ne pas franchir, et ses limites que je trouve intéressant à étudier. Avec la petite expérience de vie que je posséde, je suis évidemment plus tenté maintenant d'entretenir une certaine fidélité en générale et de manière trés linéaire car plus vrai qu'il y a quelques années où cette idée ne m'effleurait même pas. C'est tout à la fois la maturité mais aussi ce désir de lutter contre le mensonge ordinaire, celui que beaucoup ne considére pas comme tel et qui finalement régit bon nombre d'individu. La politique de nos politiques n'est elle pas fondé sur des promesses et des mensonges ? Moi j'en suis convaincu et c'est en cela que les politiques ne me donnent ni confiance ni assurance d'un futur meilleur que celui de leurs prédécesseurs. Mais j'y reviendrai. D'ailleurs comment ne pas y revenir, ils vont tellement nous en faire bouffer d'ici aux présidentielles… Une femme au pouvoir serait un bon moyen de claquer le bec à un grand nombre de machos mais le luxe de royal ne sera jamais le royal de luxe…
Les qualités ressortent à travers les défauts, est-ce que la France serait capable d'avoir quelqu'un comme jamel Debbouze au pouvoir ? Je le souhaite mais là encore je n'y crois pas beaucoup. Si tous mes voisins votent Sarkozy, alors je ne vais plus leur parler, plus les regarder et peut-être même déménager mais ce n'est pas sûr, vu que j'habite dans un HLM.
J'ai grandi dans la patience avec beaucoup d'impatience et à présent quel est le résultat ? Je continue à me battre chaque jour et la patience, elle, elle fait quoi pour moi ? Elle me donne l'assurance d'être un homme mûr, plutôt calme et après ? Elle me donne le courage de continuer mon chemin, celui que je me trace à grand coup de ruban adhésif transparent, histoire de construire toujours un peu plus une route assez longue, large, souple et brillante où je peux entrainer mon esprit, ma famille et mes amis. Quelle drôle de vie. Destructurer les images du quotidien pour en inventer un nouveau, celui-là même dont je ne me lasse pas au bout de quelques temps. Mais tout cela est un travail de patience… n'est-ce pas ?
Le temps est un pouvoir qu'il faut respecter. Il peut jouer en ta faveur et inversement. C'est une notion bien futile, parfois démesurée voire déraisonner et voire même irrationnelle. Mais nous le subissons et ne pouvons lutter contre. Il est là , présent et à chaque instant il peut te mettre le nez dedans. Et toi tu ne peux rien faire, juste en subir les conséquences. C'est terrible le temps. Pour certains il est réparateur et nécessaire, il permet d'oublier (ou de se faire oublier), il permet d'effacer certaines traces, il permet de se reconstruire, il permet de fuir aussi. Pour d'autres il est un suplice incommensurable, qui laisse à jamais des empreintes indélébiles, des marques que même les tatouages à côté sont ridicules. Mais c'est ainsi, il faut vivre avec et il n'y a pas d'autres choix. Le temps est un dur, un vrai de vrai, qui ne nous lâche pas une seconde et nous colle à la peau.
La rigueur, elle, est une notion qui s'oublie, que certains oublient. Mais elle est nécessaire pour construire sa vie. Elle me fait penser à l'heure car ponctuelle. Mais cette ponctualité là encore, beaucoup ne la respectent pas. Pourtant elle nous permet d'éviter des écarts qui parfois peuvent nous coûter cher. Elle posséde aussi ce côté dur et âpre qui ne laisse pas de place à l'incertitude. Elle est sticte mais précise, sûre et incontournable et sa présence mérite de l'attention bien au-delà de ce que nous en pensons. Maintenant il est temps que je prenne mon vélo car après ces considérations du dimanche je dois aussi m'aérer la tête, récupérer mon black cat avec patience et finir de préparer mon expo Lilloise du week-end prochain avec rigueur…