FKDL - STREET ART

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Dédicace & Vernissage

Samedi 14 Juin 2008
de 18h à 22h

à la Galerie Anne Vignial
53 rue Charlot, 75003 Paris

Vernissage de l'exposition collective
avec Artiste-Ouvrier, Dewad & Gumo, Epsylon Point, Franck Duval,
Jef Aérosol, Mr Lolo, Ludwig, Mosko & Associés, Nice-Art

Dédicace de mon premier Livret : FKDL - "FIGURES"
Paris, Barcelona, New York
série limitée 1000 ex. (64 pages) couleur


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Patience, temps, rigueur et toutes ces choses qui font le quotidien

Chaque jour, et de plus en plus, je me demande comment font les gens pour s'en sortir, si t'es pas rentier ou fortuné. Quelles est la recette miracle ? Quel est le chemin à suivre ? Faut-il tomber sur une riche héritière ? Faut-il être malhonnête ? Je suis surpris qu'il n'y ait pas plus de monde qui pétent les plombs. Ils doivent avoir peur et se taisent pour subir en silence… Ah! la communication dans ce monde… C'est de mieux en mieux, ou de pire en pire. Hier j'ai bien dû appeler huit fois mes enfants sans obtenir de réponses, avant-hier soir trois fois le même pote (pote est une définition bien relative…) et rien. Il y en a certain que je vais rayer définitivement de mon répertoire. Ils le méritent. Pas assez de couilles, pas assez de sympathie, pas assez de courage, pas assez d'humilité, pas assez de fidélité…
Je suis entrain de finir un roman de Andrzej Zulawski, L'Infidélité, et là-dessus j'en connais un rayon. Pour en avoir fait les frais mais aussi pour l'avoir vécue. Cela me donne envie d'écrire et d'en dénoncer les rouages, non pas ceux du bouquin mais ceux de mes propres expériences face aux femmes, aux amis et à la vie en générale. Il n'y a qu'un pas à franchir pour en arriver là mais c'est justement ce pas, que l'on tente toujours de ne pas franchir, et ses limites que je trouve intéressant à étudier. Avec la petite expérience de vie que je posséde, je suis évidemment plus tenté maintenant d'entretenir une certaine fidélité en générale et de manière trés linéaire car plus vrai qu'il y a quelques années où cette idée ne m'effleurait même pas. C'est tout à la fois la maturité mais aussi ce désir de lutter contre le mensonge ordinaire, celui que beaucoup ne considére pas comme tel et qui finalement régit bon nombre d'individu. La politique de nos politiques n'est elle pas fondé sur des promesses et des mensonges ? Moi j'en suis convaincu et c'est en cela que les politiques ne me donnent ni confiance ni assurance d'un futur meilleur que celui de leurs prédécesseurs. Mais j'y reviendrai. D'ailleurs comment ne pas y revenir, ils vont tellement nous en faire bouffer d'ici aux présidentielles… Une femme au pouvoir serait un bon moyen de claquer le bec à un grand nombre de machos mais le luxe de royal ne sera jamais le royal de luxe…
Les qualités ressortent à travers les défauts, est-ce que la France serait capable d'avoir quelqu'un comme jamel Debbouze au pouvoir ? Je le souhaite mais là encore je n'y crois pas beaucoup. Si tous mes voisins votent Sarkozy, alors je ne vais plus leur parler, plus les regarder et peut-être même déménager mais ce n'est pas sûr, vu que j'habite dans un HLM.
J'ai grandi dans la patience avec beaucoup d'impatience et à présent quel est le résultat ? Je continue à me battre chaque jour et la patience, elle, elle fait quoi pour moi ? Elle me donne l'assurance d'être un homme mûr, plutôt calme et après ? Elle me donne le courage de continuer mon chemin, celui que je me trace à grand coup de ruban adhésif transparent, histoire de construire toujours un peu plus une route assez longue, large, souple et brillante où je peux entrainer mon esprit, ma famille et mes amis. Quelle drôle de vie. Destructurer les images du quotidien pour en inventer un nouveau, celui-là même dont je ne me lasse pas au bout de quelques temps. Mais tout cela est un travail de patience… n'est-ce pas ?
Le temps est un pouvoir qu'il faut respecter. Il peut jouer en ta faveur et inversement. C'est une notion bien futile, parfois démesurée voire déraisonner et voire même irrationnelle. Mais nous le subissons et ne pouvons lutter contre. Il est là, présent et à chaque instant il peut te mettre le nez dedans. Et toi tu ne peux rien faire, juste en subir les conséquences. C'est terrible le temps. Pour certains il est réparateur et nécessaire, il permet d'oublier (ou de se faire oublier), il permet d'effacer certaines traces, il permet de se reconstruire, il permet de fuir aussi. Pour d'autres il est un suplice incommensurable, qui laisse à jamais des empreintes indélébiles, des marques que même les tatouages à côté sont ridicules. Mais c'est ainsi, il faut vivre avec et il n'y a pas d'autres choix. Le temps est un dur, un vrai de vrai, qui ne nous lâche pas une seconde et nous colle à la peau.
La rigueur, elle, est une notion qui s'oublie, que certains oublient. Mais elle est nécessaire pour construire sa vie. Elle me fait penser à l'heure car ponctuelle. Mais cette ponctualité là encore, beaucoup ne la respectent pas. Pourtant elle nous permet d'éviter des écarts qui parfois peuvent nous coûter cher. Elle posséde aussi ce côté dur et âpre qui ne laisse pas de place à l'incertitude. Elle est sticte mais précise, sûre et incontournable et sa présence mérite de l'attention bien au-delà de ce que nous en pensons. Maintenant il est temps que je prenne mon vélo car après ces considérations du dimanche je dois aussi m'aérer la tête, récupérer mon black cat avec patience et finir de préparer mon expo Lilloise du week-end prochain avec rigueur…

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Béthune


Si je me suis retrouvé à Béthune pendant toute la semaine, c'est avant tout pour les thunes (nf Fam. 1/vx Pièce de cinq francs. 2/ Argent). Donc je rebaptise cette ville : Méthune.
Pas un chat le soir ne traîne dans les rues… et je ne suis pas là pour ça. Je voulais y faire quelques collages de nuit, histoire de marquer le terrain mais trop crevé et puis pas assez motivé ! Juste quelques stickers collé sporadiquement parce que je ne peux pas m'en empêcher.
Une pensée pour Quesnes de bethune chevalier poète picard mort en 1220 à Constantinople. Pour mémoire la peste y apparut en 1429, Louis XI pris possession du fief en 1477 et la ville fut fortifiée par Vauban vers 1670.

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Au vert…

Je n'ai pas eu le temps, pas pris le temps d'écrire depuis longtemps. Ou tout simplement je n'en avais pas envie!
Parfois un ensemble de choses réunies vous pousse à réagir étrangement, ou disons plutôt de manière exceptionnelle, comme vous n'en avez pas l'habitude. C'était mon cas ces derniers jours… et la seule perspective qui me semblait correspondre à ce que j'avais envie était de partir, de quitter Paris un temps. Non pas par fuite de la réalité, non pas pour ne pas affronter mes démons mais pour changer d'air, d'atmosphère. Respirer sans retenue et à pleins poumons d'autres odeurs. Respirer la campagne, la forêt, les ceps qui poussent comme jamais en ce moment, la fraîcheur d'un étang au petit matin lorsque la brume tarde à disparaître et qu'elle stagne par petites nappes disparates au travers des champs tout alentour. Surprendre un hérisson en pleine nuit, parler aux chevaux alors que ce n'est pas l'animal que je préfère. Ne pas entendre de bruit, ou juste la pluie. Je me surprends à écrire ce que je pense là maintenant, moi le parisien indomptable qui ne souhaite jamais quitter cette ville que j'aime. Mais finalement quand j'y arrive, j'en suis ravi. Et mon plaisir est encore plus grand quand vient le jour du retour. Mais je suis peut-être entrain de changer? Pas sûr… pour l'instant.
Donc pour revenir à cette perspective de départ que j'attendais avec impatience et qui tardait à venir, me voici enfin arrivé à bon port. Je voulais du vert et bien j'y suis pour la semaine et j'en ai jusqu'aux genoux. Sauf que, la veille de mon départ, je croise une fée que j'avais déjà rencontré, et là subitement j'ai plus envie de partir… bon mais il est trop tard, tout est organisé et je ne peux plus me soustraire. C'est souvent dans ces moments où tu penses que rien ne va t'arriver, que rien ni personne ne va te surprendre, que la terre ne s'arrêtera pas tourner pour toi, et bien c'est là que tout se bouscule, que tout bascule. Un sourire pétillant, une joie de vivre débordante, de l'humour et de la sensibilité. C'est un feu d'artifice avec des bulles de champagne pour l'anniversaire de notre copine en commun. Bon il faut que je me calme… il faut que je dorme… il faut que je revienne aussi… il ne faut pas tout oublier… il faut de la patience… il ne faut pas s'enflammer (un petit peu quand même !)… il faut du temps (toujours)… il faut s'épiler (private joke)… il ne faut pas bégayer… il faut savoir écouter, s'entendre et beaucoup s'amuser. Sinon à quoi sert cette vie? Vous allez me dire: élever des enfants… ça fait 20 ans que je pratique. Vingt ans déjà, et j'ai toujours l'impression que c'était hier le premier jour. En fait c'est bien l'amour qui te permet de garder la tête hors de l'eau, pour moi c'est un moteur inépuisable, mais il faut s'avoir l'entretenir et ça c'est un combat de tous les jours. Mais ce n'est pas facile, j'invente rien.
Attention, au vert c'est à vous de parler !!!

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11 Septembre 2001… 5 ans avant


On parle beaucoup du 11 Septembre 5 ans après, mais j'y étais 5 ans avant !
Pour preuve ce ticket de chez Bloomingdale's…
Passons sur l'anecdote, car c'est une bien triste date et de bien tristes images qui ont marqué nos mémoires. Comme tout le monde (j'en parle…), cette journée du onze septembre 2001 est resté gravé dans ses moindres détails. Chacun se souvient précisément de ce qu'il faisait lorsqu'il a été mis au courant. Pour ma part, revenant de chez mon psy, j'étais dans un bus rue Montmartre au niveau du Figaro et j'ai reçu un appel de ma mère qui m'annonçait que c'était la guerre…
J'ai regardé autour de moi et ai failli éclaté de rire. Mon sourire s'est rapidement transformé en allumant la télé et en découvrant cette vision d'horreur. Les mots ne sont pas assez forts pour qualifier ce qu'est le terrorisme.

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ÉGLISE SAINT BERNARD (Dizyit Café) Il y a 10 ans…



Suite à mon billet du 1er Avril 2006 (que vous pouvez encore consulter), voici deux photos que j'ai pris depuis mon appartement au-dessus du DIZYIT Café. C'était il y a 10 ans exactement, le vendredi 23 Août 1996, jour de l'évacuation en force des sans-papiers de l'église Saint Bernard. Les grévistes de la faim ont été évacué sous mes yeux, par l'arrière de l'église. J'avais envie de crier, de hurler… Je n'ai pas eu le courage de faire d'autres photos, trop dégouté, trop révolté.
Comme on peut le constater, la situation aujourd'hui n'a pas beaucoup évolué. Il doit bien y avoir, pourtant, des solutions… Que font les politiques?

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Le 34 bis est à gauche


Un clin d'œil au tournage que j'ai terminé hier, dimanche, pour un pilote télévisuel. Une équipe adorable, un projet auquel je crois et qui je le souhaite devrait séduire les chaînes de TV. Et pourtant je ne voulais plus entendre parlé de télé avant un bon moment… mais les productions ne sont pas toutes identiques, heureusement !!!
Le secret professionnel ne m'autorise pas à en dire plus…
(Affaire à suivre)

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LE MONDE…

Etre au monde, pour un peintre, c'est se laisser consumer par lui Jean BAZAINE
Pour faire écho à l'ami Artiste-Ouvrier, suite à son dernier commentaire…
Bernanos disait aussi quelque chose comme: Si ce monde pouvait être sauvé, il le serait par ses poètes. Mais nous savons qu'aucun monde ne peut se sauver par lui-même. Ce qu'il a une fois perdu est perdu pour toujours,…
Arbeit arbeit arbeit, le travail sauve le monde mais le monde ne sauve pas le travail… et là, c'est le fainéant, qui sommeille en moi, qui parle ! Je me réfugie dans l'excès, l'excès de composition, de création, de fabrication. Il faut que je produise toujours un peu plus et toujours, avec un peu plus de conviction. Allez savoir pourquoi? Pour laisser des traces de mon passage dans ce monde. AH Ah Ah, je ris de mes dires. Je pourrais être tenté d'écrire avec tout mon ego à la manière de Ben (abonnez- vous à sa newsletter et vous comprendrez mieux ce que je dis…), d'ailleurs je vais lui écrire sous peu, et l'on verra ce qu'il me répondra… s'il me répond !!!
Shine on my way… je saisis dès que possible la chaleur de ces rayons de soleil si furtifs. Ils me réconfortent et rechargent mes batteries. Paris-Plages, c'est un vrai bonheur.
Gainsbourg en aurait fait une chanson, Coluche un sketch et certain y déverserait bien un camion de fuel, histoire de créer une mini marée noire (clin d'œil à un ami qui a toujours pleins de bonnes idées… il se reconnaîtra !!!). Bon, le travail m'attend alors j'y cours… ou en tout cas j'essaye.

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Faites moi rire

Paris en Août… c'est un rythme particulier. À vélo tu slalomes entre les touristes, mais l'espace est plus grand, plus large. Tu fais des rencontres estivales, des gens que tu ne croiserais pas tout au long de l'année. Parfois tu te trompes, parfois c'est le bonheur… mais c'est pas tous les jours !
Marre de perdre mon temps et en plus de me faire suer, pour rester poli. Tu penses croiser une princesse, une déesse sortie de nulle part et puis tu te rends compte que c'est une illusion. Merde tu mérites mieux et puis c'est toujours pareil… tu attends des surprises de ces amis d'un jour, d'une vie, d'une nuit et finalement tu te retrouves avec le bec dans l'eau. Chaque jour qui passe je me sens plus différent et chaque jour je crois de plus en plus que rien ne sera plus pareil mais c'est un leurre, les gens ne changent pas comme ça. Ou alors ils te disent que c'est comme ça. Allez c'est bon, j'ai plus de temps à perdre. Je voudrais vivre des choses plus essentielles et sans retenues mais quel est donc cet entourage qui sonne creux et qui m'ennuie si vite…?
Ras le bol, la coupe est pleine. Mais qu'est ce qui faut faire pour que tout bouge comme tu le souhaites ??? Moi j'ai pas la réponse et j'aimerai bien qu'on m'éclaire, qu'on me guide.
Je défend toujours que j'ai besoin d'être surpris mais finalement qui me surprend ??? Ce ne sont ni mes amis, ni mes aventures amoureuses… Mes enfants me surprennent… heureusement qu'ils sont là, heureusement que je les ai eu si jeune sinon je ne serai plus là depuis longtemps. La vie m'emmerde profondément et pourtant je la remplis de toutes mes forces avec mon univers artistique mais j'ai le sentiment que ça ne me suffit plus, j'ai besoin de plus de plus de plus… toujours plus. Il est où le jour où je ne penserais plus ainsi. Qu'est ce qui peut bien chambouler ma tête à ce point ?
Je ne peux me réfugier ni dans l'alcool, ni dans la drogue et j'en suis convaincu pour avoir essayé longtemps. Ma quête d'un certain absolu est sans concession mais ça me pèse. Je tourne en rond en me posant toujours les mêmes questions. Les gens parlent trop et n'agissent pas. FTW.
Est ce que j'aurais du être un Hell's angels à l'époque ou c'était possible… peut-être !
J'aurais certainement défendu mes couleurs comme je le fais avec mes mains dans mon travail aujourd'hui. Mais putain, c'est pourtant clair ce que je désire ou bien je suis totalement à côté de la plaque ! Alors d'où ça vient? de mon éducation? du poids de mes ancêtres? Y a t il des gènes que je me traîne et qui empoisonnent mon existence? Qu'est ce qui peut m'arriver de mieux que l'amour finalement… rien. J'ai la rage et suis prêt à tuer… ce qui est en moi. Mais par où commencer? Jeter mon carnet d'adresse, changer de téléphone, quitter la France, c'est con je m'appelle Franck. Changer de nom, d'identité. Si je m'étais appeler New York ou Rome ou Barcelone, ç'aurait été différent… Pas sûr. La France croit qu'elle bouge mais c'est du vent, du pipeau à grande échelle. Les gens sont coincés, engoncés dans leurs petits costumes étriqués mais qui fait bonne figure aux yeux de la société. Ils ne sont pas francs, dommage je m'appelle Franck… Ils ne pensent qu'à leur petit confort de merde, leur petit nombril de merde, leur petite vie creuse, qui me glace le sang. Et c'est con parce que j'y pense et ça m'émeut.
Le soleil abasourdi, c'est l'été mais que font les gens et où est le superflu? Le Super Flux… Dommage que je ne sache pas jouer de la guitare ou simplement d'un instrument car je serais un nomade et tracerais ma route à travers le monde. Illusion…
J'ai besoin de voir la mer, de me perdre dans l'océan et de voir se balancer l'horizon. Je ne suis pas un working boy… mais plus encore et ça, y en a peut qui le comprenne.
Un jour, peut-être, plus tard. On me donnera ma chance et c'est pas de moi que vient le fait que je ne la provoque pas la chance. Mais qu'est ce que fout mon putain d'entourage ? Je vais finir par jeter mon téléphone portable par la fenêtre, au moins je ferai un heureux qui sera content de l'avoir trouvé et puis je ne couperais pas la ligne comme ça il pourra appeller tous mes contacts et peut-être qu'il prendra ma place dans cette société. Mon téléphone ne sonne pas… alors j'ai plus d'amis ou quoi ? Allez c'est bon je passe la main pour aujourd'hui et demain je balancerai encore et encore. ça va péter en tout cas ça en prend le chemin.
Hier j'ai commencé à afficher mes personnages du moment sur les murs de mon quartier. D'ici peu je mettrais quelques photos de cette aventure.

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DANS TES RÊVES


Seul à Paris, seul dans mon lit, seul mais pendant que tout le monde est en vacances, moi je travaille. J'aime pas faire comme tout le monde surtout si tout le monde en parle…
Seul en été à Paris, c'est aussi ça la vie d'un parisien comme moi. Enfin pouvoir profiter de cette ville qui est désertée par ses habitants, profiter pour découvrir d'autres lieux que ceux que je connais.
Seul en été à Paris et en pleine canicule… heureusement j'ai la clim, mais rouler à vélo rafraîchit parfois bien plus. D'ailleurs du vélo, je vais en faire tout le mois d'Août, à sillonner Paris pour y afficher les personnages que je prépare en ce moment. Hum!!! petit coup de pub en perspective…
Seul en été à Paris sous la canicule et sans amour, c'est ça qui me manque le plus… c'est aussi la raison pour laquelle je me protége derrière le travail que j'effectue chaque jour en bon stakhanoviste que je suis. Avoir la tête occupée, c'est tout ce à quoi je suis bon en ce moment pour tenter d'évacuer…
Seul en été à Paris, sous la canicule et sans amour, mais avec du champagne et des fleurs de toutes les couleurs, dans ma tête. Les bulles qui y pétillent forment un immense feu d'artifice multicolore…ruoj el emêm, iot ed evêr ej
Mais où est la lune, que je me baigne dans sa lumière.
Seul en été à Paris, sous la canicule, sans amour, avec du champagne et des fleurs de toutes les couleurs, dans ma tête, j'avale un café bien noir avant d'attaquer un autre verre d'alcool fort, le deuxième. Il est minuit et je ne suis pas sur le point de dormir. Accoudé au comptoir d'un café où plus rien ne bouge si ce n'est un vieux ventilo que j'ai dans le dos et qui chahute le pan de ma chemise. Mon vélo me fait signe de rentrer, je suis là sans être là… alors autant être chez moi.
Je m'éclipse comme un chat, tout en douceur mais la chaleur me rattrape sitôt à l'extérieur. Je roule sans m'arrêter jusqu'aux bords de seine, il est trop tard les vaporisateurs sont éteints et Paris-Plage est fermée. Demi-tour direction Home sweet, je repère en même temps divers endroits pour le futur…
Bon en réalité je n'arrive pas à rentrer chez moi et je n'ai pas envie de m'arrêter dans un bar alors je chante comme si j'avais des écouteurs sur les oreilles et les passants me montrent du doigt. Mais j'ai envie de quoi? J'ai envie qu'on me surprenne…
Je ne peux pas inlassablement me surprendre tout seul… c'est pas assez rock'n'roll. Mais c'est sûr, je ne suis pas facile, ou alors DANS TES RÊVES…

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Sans titre !


Et sans commentaires…

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Voilà à quoi…


… je ressemble pour les petits malins que ça intéresse.
Un deux trois, il y en a un de trop, c'est pas toi c'est l'autre…un deux trois c'était mieux à deux, les yeux dans les yeux, mais pas deux sans trois… dixit Camille.
Pourquoi ai-je perdu mon soleil ? Mais c'est qui ce soleil…
Et puis le soleil je m'en méfie, il faut s'en méfier. Assis un soir sur le bord d'un trottoir, j'ai essayé de changer la trajectoire de la lune, mais elle est capricieuse. J'aurais dû m'adresser à son double, ou l'échanger juste ce soir là, contre un soleil de nuit. Un soleil tout noir mais qui brille de mille éclats dans la nuit. Maintenant il est tard et je ne veux pas dormir, ou plutôt je n'arrive pas à m'endormir.
Pourquoi ai-je perdu mon sommeil ? Mais c'est qui ce sommeil…
Je sais pourquoi, ce sont les vieux démons de mon enfance qui grouillent en moi. Mais Lachez-moi, svp.
J'ai d'autres chats à fouetter et puis maintenant il y a prescription, non ?
Cette approche des vacances me terrorise alors que la plupart des gens normaux sont en général heureux et content d'y arriver enfin. Est-ce parce que je suis continuellement en vacances ? Peut-être…
Je ne suis pas vraiment normal, c'est un fait, mais quand même, il serait temps… que j'y arrive.
Je cogite toujours à fond les ballons mais qu'est ce que cela m'apporte au fond ? Rien qui ne me fasse avancer comme je le souhaite, et en plus pour en rajouter cela me rend triste et complique tellement tout ce que je vis. Pourtant il parait que les choses de la vie sont simples… ah bon !!!
Mais alors comment font les autres ? Comment font les perroquets, les serpents, les chevaux, les girafes et même les chats pour s'en sortir. Des fois j'aimerais être un simple animal, j'aurais moins de soucis, rien à perdre sauf la vie, après tout. Mais tout me touche, tout me fait mal. Un jour j'aimerais que mes yeux découvrent autre chose que ce qui se présente à eux. J'ai tendance à penser toujours que tout est beau, que tous les gens sont bons et que tout est bleu quelque part… mais là je mets en avant le rêveur que je suis.
Je vais aller m'asseoir sur un banc et nourrir les oiseaux, au moins eux ils ne m'agaceront pas, je pourrais même leur parler. Ils m'écouteront sûrement…

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Jamais le 18

Faîtes des paires.
Une paire d'as, une paire de claques, une paire de nike, une paire de jumelles, une paire est évidemment un ensemble fini qui a pour cardinal 2, d'où l'expression les deux font la paire, une paire de manches, une paire de ciseaux, une paire de lunettes. Bon tout cela ne sert à rien et j'aurais pu appeler ce billet d'humeur: Jamais le dimanche…
Mais nous sommes trop près des vacances et je … les vacances.
Vive les girafes…

Dimanche 18 Juin au Zoo de Vincennes.

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REFUSED FKDL

Je crois que je vais inventer la FKDL TV… Une chaîne qui refuse tout en bloc et qui ne s'intéresse qu'aux causes perdues. Qui lutte contre le commerce des enfants, contre les maladies rares dont tout le monde se fout, qui donne la parole aux gens ordinaires mais riches d'idées extraordinaires. Qui soutient les initiatives d'associations, comme Clowns sans frontières, et ce n'est qu'un exemple parmi des centaines. Il y en a tant qui n'arrivent pas à débloquer les fonds nécessaires pour mener à bien leur projet.
Pour aider les autres. Mais les autres… un jour peut-être ce sera toi, vous, ta famille, ton meilleur ami… ou moi, ou pourquoi pas le sdf du coin, ton voisin qui chaque dimanche ne peut pas s'empêcher de taper avec son marteau, la fille de l'immeuble d"en face qui te sourit mais à qui tu n'oses pas adresser la parole, l'enfant de ta concierge (même si tu ne la supportes pas)… énumérer tous les exemples seraient trop fastidieux !
Pour aider les autres avec son cœur et surtout, toujours avec beaucoup de générosité. Celle-là même, la générosité, qui en rend certains si frileux que c'en est une honte, qu'ils en ont oublié la signification tellement ils pensent à leur petit confort, leur petit nombril, leur petite vie bien réglée.
Moi, je refuse tout ça en bloc et avec les petits moyens de l'anonyme que je suis, je lutte de toutes mes forces. Ce n'est pas facile, je ne suis ni plus riche ni plus intelligent que la moyenne, bien au contraire, mais je lutte quand même avec mes pensées et avec mes mots.
Si je dis que je suis apolitique, cela ne plait pas toujours… alors disons que je suis anar, un peu chic aussi.

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PRIS EN OTAGE

Pris en otage par la chaleur, pris en otage par le système de fermeture d'un TGV, pris en otage par sa famille, pris en otage dans une pharmacie au moment de la fermeture, vers 19h30, par un détraqué qui voulait qu'on lui fasse une piqure pour en finir, pris en otage par des flics qui voulaient avoir ma version des faits, pris en otage par l'ascenseur de mon immeuble qui fonctionne quand ça lui chante, pris en otage sans mon Lexomil et donc pris de panique, pris en otage dans une voiture qui après une embardée s'est retrouvée à piquer du nez droit vers le fond de la seine, pris en otage sans qu'aucun son ne sorte de ma bouche, pris en otage par un gardien de zoo qui ne veut pas être licencié après quarante de service et qui, de plus, est amoureux d'une lionne de son âge, pris en otage sous sa couette, entre quatre murs et dans ses rêves, pris en otage alors que tout va bien ou presque, pris en otage par des pensées qui surgissent sans même qu'on s'y attende et qui vous hantent toute une nuit d'insomnie, pris en otage à bord d'un hélicoptère (bon ok c'est très rare!), pris en otage dans une tornade en plein Paris alors que les rue sont désertes et que vous ne connaissez même pas votre agresseur, pris en otage en plein cœur de Beyrouth par des militaires franco-quelque chose qui ne veulent pas vous laisser approcher d'une sculpture d'Arman, accumulation de chars et canons (32m et 6000 tonnes) symbole de paix, pris en otage par Manu Chao qui vous menace de vous fracasser la tête avec sa guitare sans cordes et qui chante avec la voix de Joséphine Baker.
Voilà la nuit que je viens de vivre… à passer mon temps à me défendre de ces prises d'otages irréelles mais qui en disent long.
Il faut peut-être que j'en parle à mon psy !!!

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À CHEVAL

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FKDL et les symboles

FKDL

F Sixième lettre et quatrième consonne de l’alphabet
Symbole du Franc
Symbole du fluor
Symbole de force
Symbole de Farad
Symbole du degré Farenheit
Symbole de la fréquence
Symbole de femto

K Onzième lettre et huitième consonne de l’alphabet
Symbole du kelvin
Symbole du kaon
Symbole du kilo
Symbole du potassium

D Quinzième lettre et troisième consonne de l’alphabet
Chiffre romain qui vaut 500
Première lettre de mon nom de famille
Symbole du debye
Symbole du deutérium

L Douzième lettre et neuvième consonne de l’alphabet
Chiffre romain qui vaut 50
Abréviation de livre (monnaie)
Symbole du litre
Symbole de l’inductance

FKDL est maintenant une marque déposée auprès de l'Inpi

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FAIRE PLAISIR


Faire plaisir est un bonheur qui n'a pas de prix et qui me comble chaque fois que l'occasion se présente. Même si ces occasions sont rares, elles peuvent (ou pas) s'inventer et parfois elles remplissent mon quotidien. Des exemples, j'en ai à la pelle, mais je ne vais pas vous les servir toutes sur un plateau en argent. Alors dans le désordre :
1/ Fabriquer une ou plusieurs pochettes de CD avec à l'intérieur des compilations de mon cru; quand je dis fabriquer une pochette ce n'est pas simplement faire trois collages et le tour est joué, non j'invente une astuce pour que les titres soient incorporés de manière originale.
2/ Envoyer un collage à une pochoiriste connue dans tout Paris et même plus loin encore, comme je lui avais promis mais en plus lui joindre, en clin d'œil, une photo d'un pochoir qu'elle m'a offert 10 ans auparavant (Merci La Miss…).
3/ Envoyer un autre collage à une inconnue cette fois, sachant qu'elle craque dessus depuis au moins un an… et surtout parce qu'elle a su m'en parler avec ses mots, avec son cœur surtout, et qu'elle ne s'y attend pas.
4/ Passer la soirée avec mes enfants plutôt que d'aller faire le zouave à une soirée de fin de saison (en plus pour la Télé…) STOP je m'auto-censure sinon je risque de déraper…
5/ Surprendre mon entourage au moment où il s'y attend le moins, quel que soit l'entourage d'ailleurs. Mais vous, par exemple, êtes-vous bien entourés ? C'est un drôle de mot Entourage, non ?
Aller un dernier exemple d'occasions qui font mon bonheur…
6/ Tomber raide dingue d'un morceau de musique voir d'un album tout entier et le faire savoir à ses auteurs, là je fais une allusion plus que volontaire à Mansfield.TYA, à qui j'ai fait savoir tout le bonheur qui m'avait envahit en les découvrant.
Aller encore un dernier pour mon plaisir:
7/ Suite à un événement partagé à plusieurs, penser à envoyer des photos à chacun d'eux pour qu'ils en gardent le souvenir, une trace même infime.
Ce monde n'est-il pas fait de traces, d'empreintes que nous éparpillons avec (et dans) le temps et qui nous laissent croire, parfois seulement un instant, que nous marquons notre territoire, notre époque, notre vie ? Moi je le crois et toutes ces raisons me poussent à continuer à faire ce que je fais et comme je le fais, sans réfléchir vraiment. Je sais que parfois j'en fais trop mais j'ai aucune envie de changer.

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DIZYIT (18)


J'aime le chiffre dix-huit… Nous sommes le dix-huit, j'habite au 18, mon code commence par 18, je dois au moins connaître dix-huit personnes, il m'est même arrivé de dormir dix-huit heures (il y a longtemps…). Le chiffre des pompiers… pourtant je n'ai jamais voulu en être un, même tout gamin. Le Cher. La majorité légale. Une de mes filles va avoir dix-huit ans, une autre est née un dix-huit et mon fils me dépasse de 18cm… Mon bar qui s'appelait le Dizyit (phonétique de 18) se trouvait dans le 18ème arrondissement et a été fermé le 18 Février… Le premier tour de la terre a été fait par 18 personnes, survivant de l'expédition de Magellan de 1519 à 1522. 18 trous au golf,… etc.
Non, je ne fais pas de fixation sur ce chiffre !
Pourtant en 2001, j'avais élaboré un concept qui était de faire une exposition chaque année suivant le chiffre: 010101, c'est-à-dire le 1° Janvier 2001, ensuite l'année suivante (avec un mois et un jour de plus) le 020202, donc le 2 Février 2002 et ainsi de suite jusqu'au 121212 (12 Décembre 2012) mais bon… je n'ai pas insisté. Encore que bientôt nous serons le 060606… mais je n'exposerais pas à cette date !!!
Non les chiffres ne me hantent pas… malgré tout ce que je raconte.
J'ai eu la chance d'aller dans seize pays différents… il m'en manque au moins deux, mais j'espère que j'en découvrirais plus encore.
Je n'ai aucun souvenir de mes dix-huit ans… dommage, ou bien est-ce un signe !

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PARIS 1993

Je ris au lit.
Tout seul, tranquille,
sous la cadence d'une musique facile,
je suis dément, démon du ciel,
et des fois de la lune ou du soleil.
Je ris à en perdre haleine,
sans discontinuer tous les jours et les non-jours,
ceux qui vous ennuient,
ceux qui n'ont pas de gloire, ni même envie de savoir.
Je ris au lit, ma taie d'oreiller vous le dira,
cela me prend comme ça et ne regarde que moi.
Je ris de minuit à midi, en catimini.
(Écris à Paris en 1993)

À cette époque-là, je parlais déjà à ma taie d'oreiller… et durant ces dix dernières années, je lui en ai raconté des histoires.
Mais à présent elle n'est plus seule, soit le chat qui sommeille en moi l'occupe (et me représente !!!), soit le magnifique sourire d'un ange l'accompagne.
C'est une question de géographie parisienne dont je garde le secret…

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