
Voilà ce qu'il reste après mon passage… c'est-à -dire pas grand chose. Des empreintes de scotch arraché, des trous qui ne permettent plus de deviner ce qu'il y avait avant. Mais le "avant" n'a plus vraiment d'importance. Ce qui compte c'est ce qui reste !
Un peu comme dans la vie.
Après mon passage, qui ressemble à une tornade, il n'y a plus de matière exploitable, ou si parfois (comme le montre cette image) et le résultat est intéressant, à mon sens.
Arraché, décomposé, troué, estropié, amputé, détourné, éparpillé, morcellé, expatrié. Parsemé d'espace blanc, celui qui reste sur le fond de la page qui était avant remplie de couleur. Donc sous la couleur il y a du blanc. Le saviez-vous ?
Dehors, sous la pluie j'entends le bruit de ces gens qui font la fête… moi je travaille et puis les fêtes organisées… ça n'a jamais été ma tasse de thé. Tous les 21 Juin, c'est la même histoire, d'abord il pleut et comme d'autres choses enterrées en moi cela ne me rappelle que des mauvais souvenirs, il y a 25 ans déjà … !!!!
À quand une fête de la musique organisée à une autre date… Lang t'aurais pu choisir mieux !
SOUS LA COULEUR, IL Y A DU BLANC
par Franck Duval le mercredi 21 juin 2006 dans ART PARTICIPATION
Voilà à quoi…
par Franck Duval le lundi 19 juin 2006 dans GÉNÉRALE

… je ressemble pour les petits malins que ça intéresse.
Un deux trois, il y en a un de trop, c'est pas toi c'est l'autre…un deux trois c'était mieux à deux, les yeux dans les yeux, mais pas deux sans trois…
dixit Camille.
Pourquoi ai-je perdu mon soleil ? Mais c'est qui ce soleil…
Et puis le soleil je m'en méfie, il faut s'en méfier. Assis un soir sur le bord d'un trottoir, j'ai essayé de changer la trajectoire de la lune, mais elle est capricieuse. J'aurais dû m'adresser à son double, ou l'échanger juste ce soir là , contre un soleil de nuit. Un soleil tout noir mais qui brille de mille éclats dans la nuit. Maintenant il est tard et je ne veux pas dormir, ou plutôt je n'arrive pas à m'endormir.
Pourquoi ai-je perdu mon sommeil ? Mais c'est qui ce sommeil…
Je sais pourquoi, ce sont les vieux démons de mon enfance qui grouillent en moi. Mais Lachez-moi, svp.
J'ai d'autres chats à fouetter et puis maintenant il y a prescription, non ?
Cette approche des vacances me terrorise alors que la plupart des gens normaux sont en général heureux et content d'y arriver enfin. Est-ce parce que je suis continuellement en vacances ? Peut-être…
Je ne suis pas vraiment normal, c'est un fait, mais quand même, il serait temps… que j'y arrive.
Je cogite toujours à fond les ballons mais qu'est ce que cela m'apporte au fond ? Rien qui ne me fasse avancer comme je le souhaite, et en plus pour en rajouter cela me rend triste et complique tellement tout ce que je vis. Pourtant il parait que les choses de la vie sont simples… ah bon !!!
Mais alors comment font les autres ? Comment font les perroquets, les serpents, les chevaux, les girafes et même les chats pour s'en sortir. Des fois j'aimerais être un simple animal, j'aurais moins de soucis, rien à perdre sauf la vie, après tout. Mais tout me touche, tout me fait mal. Un jour j'aimerais que mes yeux découvrent autre chose que ce qui se présente à eux. J'ai tendance à penser toujours que tout est beau, que tous les gens sont bons et que tout est bleu quelque part… mais là je mets en avant le rêveur que je suis.
Je vais aller m'asseoir sur un banc et nourrir les oiseaux, au moins eux ils ne m'agaceront pas, je pourrais même leur parler. Ils m'écouteront sûrement…
Jamais le 18
par Franck Duval le dimanche 18 juin 2006 dans GÉNÉRALE
Faîtes des paires.
Une paire d'as, une paire de claques, une paire de nike, une paire de jumelles, une paire est évidemment un ensemble fini qui a pour cardinal 2, d'où l'expression les deux font la paire, une paire de manches, une paire de ciseaux, une paire de lunettes. Bon tout cela ne sert à rien et j'aurais pu appeler ce billet d'humeur: Jamais le dimanche…
Mais nous sommes trop près des vacances et je … les vacances.
Vive les girafes…

Dimanche 18 Juin au Zoo de Vincennes.
REFUSED FKDL
par Franck Duval le jeudi 15 juin 2006 dans GÉNÉRALE
Je crois que je vais inventer la FKDL TV… Une chaîne qui refuse tout en bloc et qui ne s'intéresse qu'aux causes perdues. Qui lutte contre le commerce des enfants, contre les maladies rares dont tout le monde se fout, qui donne la parole aux gens ordinaires mais riches d'idées extraordinaires. Qui soutient les initiatives d'associations, comme Clowns sans frontières, et ce n'est qu'un exemple parmi des centaines. Il y en a tant qui n'arrivent pas à débloquer les fonds nécessaires pour mener à bien leur projet.
Pour aider les autres. Mais les autres… un jour peut-être ce sera toi, vous, ta famille, ton meilleur ami… ou moi, ou pourquoi pas le sdf du coin, ton voisin qui chaque dimanche ne peut pas s'empêcher de taper avec son marteau, la fille de l'immeuble d"en face qui te sourit mais à qui tu n'oses pas adresser la parole, l'enfant de ta concierge (même si tu ne la supportes pas)… énumérer tous les exemples seraient trop fastidieux !
Pour aider les autres avec son cœur et surtout, toujours avec beaucoup de générosité. Celle-là même, la générosité, qui en rend certains si frileux que c'en est une honte, qu'ils en ont oublié la signification tellement ils pensent à leur petit confort, leur petit nombril, leur petite vie bien réglée.
Moi, je refuse tout ça en bloc et avec les petits moyens de l'anonyme que je suis, je lutte de toutes mes forces. Ce n'est pas facile, je ne suis ni plus riche ni plus intelligent que la moyenne, bien au contraire, mais je lutte quand même avec mes pensées et avec mes mots.
Si je dis que je suis apolitique, cela ne plait pas toujours… alors disons que je suis anar, un peu chic aussi.
PRIS EN OTAGE
par Franck Duval le mardi 13 juin 2006 dans GÉNÉRALE
Pris en otage par la chaleur, pris en otage par le système de fermeture d'un TGV, pris en otage par sa famille, pris en otage dans une pharmacie au moment de la fermeture, vers 19h30, par un détraqué qui voulait qu'on lui fasse une piqure pour en finir, pris en otage par des flics qui voulaient avoir ma version des faits, pris en otage par l'ascenseur de mon immeuble qui fonctionne quand ça lui chante, pris en otage sans mon Lexomil et donc pris de panique, pris en otage dans une voiture qui après une embardée s'est retrouvée à piquer du nez droit vers le fond de la seine, pris en otage sans qu'aucun son ne sorte de ma bouche, pris en otage par un gardien de zoo qui ne veut pas être licencié après quarante de service et qui, de plus, est amoureux d'une lionne de son âge, pris en otage sous sa couette, entre quatre murs et dans ses rêves, pris en otage alors que tout va bien ou presque, pris en otage par des pensées qui surgissent sans même qu'on s'y attende et qui vous hantent toute une nuit d'insomnie, pris en otage à bord d'un hélicoptère (bon ok c'est très rare!), pris en otage dans une tornade en plein Paris alors que les rue sont désertes et que vous ne connaissez même pas votre agresseur, pris en otage en plein cœur de Beyrouth par des militaires franco-quelque chose qui ne veulent pas vous laisser approcher d'une sculpture d'Arman, accumulation de chars et canons (32m et 6000 tonnes) symbole de paix, pris en otage par Manu Chao qui vous menace de vous fracasser la tête avec sa guitare sans cordes et qui chante avec la voix de Joséphine Baker.
Voilà la nuit que je viens de vivre… à passer mon temps à me défendre de ces prises d'otages irréelles mais qui en disent long.
Il faut peut-être que j'en parle à mon psy !!!
FKDL et les symboles
par Franck Duval le mardi 6 juin 2006 dans GÉNÉRALE
F Sixième lettre et quatrième consonne de l’alphabet
Symbole du Franc
Symbole du fluor
Symbole de force
Symbole de Farad
Symbole du degré Farenheit
Symbole de la fréquence
Symbole de femto
K Onzième lettre et huitième consonne de l’alphabet
Symbole du kelvin
Symbole du kaon
Symbole du kilo
Symbole du potassium
D Quinzième lettre et troisième consonne de l’alphabet
Chiffre romain qui vaut 500
Première lettre de mon nom de famille
Symbole du debye
Symbole du deutérium
L Douzième lettre et neuvième consonne de l’alphabet
Chiffre romain qui vaut 50
Abréviation de livre (monnaie)
Symbole du litre
Symbole de l’inductance
FKDL est maintenant une marque déposée auprès de l'Inpi
FAIRE PLAISIR
par Franck Duval le jeudi 1 juin 2006 dans GÉNÉRALE

Faire plaisir est un bonheur qui n'a pas de prix et qui me comble chaque fois que l'occasion se présente. Même si ces occasions sont rares, elles peuvent (ou pas) s'inventer et parfois elles remplissent mon quotidien. Des exemples, j'en ai à la pelle, mais je ne vais pas vous les servir toutes sur un plateau en argent. Alors dans le désordre :
1/ Fabriquer une ou plusieurs pochettes de CD avec à l'intérieur des compilations de mon cru; quand je dis fabriquer une pochette ce n'est pas simplement faire trois collages et le tour est joué, non j'invente une astuce pour que les titres soient incorporés de manière originale.
2/ Envoyer un collage à une pochoiriste connue dans tout Paris et même plus loin encore, comme je lui avais promis mais en plus lui joindre, en clin d'œil, une photo d'un pochoir qu'elle m'a offert 10 ans auparavant (Merci La Miss…).
3/ Envoyer un autre collage à une inconnue cette fois, sachant qu'elle craque dessus depuis au moins un an… et surtout parce qu'elle a su m'en parler avec ses mots, avec son cœur surtout, et qu'elle ne s'y attend pas.
4/ Passer la soirée avec mes enfants plutôt que d'aller faire le zouave à une soirée de fin de saison (en plus pour la Télé…) STOP je m'auto-censure sinon je risque de déraper…
5/ Surprendre mon entourage au moment où il s'y attend le moins, quel que soit l'entourage d'ailleurs. Mais vous, par exemple, êtes-vous bien entourés ? C'est un drôle de mot Entourage, non ?
Aller un dernier exemple d'occasions qui font mon bonheur…
6/ Tomber raide dingue d'un morceau de musique voir d'un album tout entier et le faire savoir à ses auteurs, là je fais une allusion plus que volontaire à Mansfield.TYA, à qui j'ai fait savoir tout le bonheur qui m'avait envahit en les découvrant.
Aller encore un dernier pour mon plaisir:
7/ Suite à un événement partagé à plusieurs, penser à envoyer des photos à chacun d'eux pour qu'ils en gardent le souvenir, une trace même infime.
Ce monde n'est-il pas fait de traces, d'empreintes que nous éparpillons avec (et dans) le temps et qui nous laissent croire, parfois seulement un instant, que nous marquons notre territoire, notre époque, notre vie ? Moi je le crois et toutes ces raisons me poussent à continuer à faire ce que je fais et comme je le fais, sans réfléchir vraiment. Je sais que parfois j'en fais trop mais j'ai aucune envie de changer.
